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mardi 29 septembre 2020
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La CODEL mobilisée pour la surveillance domestique des élections en 2020

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L ’application rigoureuse de la stratégie de la situation-room à l’observation domestique du processus électoral du 29 Novembre 2015 au Burkina Faso, nous a permis d’inscrire ces élections parmi les grands moments dans les annales de l’histoire de la lutte des citoyens Burkinabè pour un Etat de droit prometteur que nous devons parfaire.

Les élections couplées présidentielles et législatives du 29 Novembre 2015 ont été surveillées correctement par la volonté et le judicieux choix de la méthode par notre organisation. Nous avons eu des élections transparentes et acceptées par tous. La tenue du dialogue politique en Juillet 2019 et l’acceptation consensuelle des résultats par les acteurs politiques nous a autorisés à nous mettre au travail pour rééditer cet exercice pour le succès du processus électoral annoncé en 2020. Une délégation de la CODEL a partagé ses observations à l’Assemblée nationale lors de la relecture du Code électoral ; par la suite nous avons rencontré Monsieur le Président de la CENI pour nous enquérir de l’état d’avancement de son calendrier au niveau de son institution.

Nous avons rendu visite au Conseil Constitutionnel et au Directeur Général de l’Office National d’Identification (ONI), des acteurs importants du processus électoral. La visite au département de l’administration territoriale et de ses services rattachés, nous a permis de relever les écueils qui grèvent la marche et le fonctionnement de nombreuses de nos communes rurales et urbaines. Sur cette base, nous travaillons à juguler des crises toujours présentes dans certaines communes. Nous avons pu observer déjà la mise en place des démembrements de la CENI et sommes à même de poursuivre ce travail préliminaire qui préside à la mise en place des instruments adéquats pour des élections libres, transparentes et apaisées.

Grâce à l’appui de nos partenaires techniques et financiers, nous n’avons pas arrêté de renforcer les capacités de nos organisations et de leurs membres. La CODEL a poursuivi la mise en œuvre de son programme de suivi des politiques publiques mené par l’installation de plusieurs groupes de plaidoyer qui nous ont permis de prendre en charge la mise en œuvre des groupes de plaidoyers couvrant la marche et le fonctionnement de plusieurs secteurs de l’Etat de droit. La CODEL a animé ces quatre dernières années de nombreuses campagnes d’éducation citoyenne sur le processus des élections et le sens des votes. Au terme d’une capitalisation de l’expérience de cette stratégie de la mise en œuvre de la situationroom nous nous sommes formés pour renforcer nos capacités dans les domaines de la veille électorale qui comprend également la compréhension de la plateforme électronique d’observation des élections et de comptage parallèle des votes. C

eci pour que les membres des organisations de la société civile, de notre convention puissent contribuer activement à ce que tous les citoyens connaissent mieux ce qui se passe dans un processus électoral. Les élections de 2020 dans notre pays revêtent un caractère essentiel et doivent permettre l’approfondissement de notre démocratie. Nous avons déjà envoyé à la CENI nos premières demandes d’accréditation ; nous allons continuer nos approches avec toutes les structures qui ont à charge le processus électoral avec la même bienveillance, le même enthousiasme. Nous agissons pour que les élections de 2020 permettent de restaurer la confiance de notre peuple en la démocratie et en l’Etat de droit. Pour cela elles doivent se dérouler dans la transparence, l’équité et une bonne régularité.

La CODEL est donc prête pour que toutes ces conditions indiquées cidessus conditionnent une participation électorale massive et une bonne compréhension du processus électoral appelé à se tenir. Je saisi l’occasion pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2020, une éradication totale du terrorisme pour les élections effectives, pour un renforcement de notre démocratie. Je vous remercie !

LE PRESIDENT DE LA CODEL

Maître Halidou OUEDRAOGO

Avocat à la Cour

Contrôle Citoyen de l’Action Publique : La CODEL initie une série de sessions d’informations sur le programme Présimètre à l’intention des femmes et jeunes de plusieurs provinces du Burkina.

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Organisées dans les provinces du Passoré, du Tuy, du Kouritenga, du Bazega et du Sanguié, ces sessions d’informations  de la Convention des Organisations de la société civile pour l’observation Domestique des Elections (CODEL) ont mobilisé  près de 300 participants  des deux sexes. L’objectif de ces sessions est de contribuer à l’information des jeunes et femmes sur le suivi des politiques publiques en vue d’une participation citoyenne éclairée à la gestion de la cité.

Au total, 115 femmes et 132 jeunes de Cinq provinces du Burkina ont pris part aux cinq sessions d‘informations. Le top départ a été donné avec la rencontre de Yako, dans la province du Passoré le 15 Juillet 2020. S’en sont suivies respectivement celles de Houndé le 22 Juillet, Koupéla le 11 Aout, Kombissiri le 14 et Réo le 18 Aout. Mais avant les rencontres avec les femmes et jeunes, les premières autorités de ces villes ont reçu une visite de courtoisie des équipes de la CODEL.

Des autorités ravies de l’action de la CODEL

Dans leur ensemble, les maires ont tenu à féliciter la CODEL pour cette activité de sensibilisation à l’endroit des femmes et jeunes de leur province et le choix porté sur leurs villes. A l’image de M. Dissan B. Gnoumou, député maire de Houndé « mon objectif est justement que la population ait plus de compréhension sur la gestion de la commune. Chose indispensable pour interpeller l’autorité afin qu’elle règle le tir en cas de manquements » a-t-il dit. Pour le secrétaire général à la mairie de Koupela, M. Batibé BAZIE « ces genres d’activités sont à encourager car elles permettent à la population de comprendre comment suivre efficacement les activités de la mairie dans la légalité et de façon responsable pour le bien de tous ».Quand à M. Erneste Yelkouni adjoint au maire de Yako, il s’est dit honoré de cette visite de la CODEL et de ses multiples actions en faveur des populations. C’est après ces encouragements et félicitations que les formations ont débutées.

Présentations de la CODEL et du présimètre

Au cours de chaque session de formation,  deux modules ont été dispensés aux jeunes et femmes présents à la formation ; à savoir une présentation de la CODEL et une autre sur le présimètre en tant que programme et plateforme.

De la présentation, on retiendra que la Convention des Organisations de la société civile pour l’Observation Domestique des Elections (CODEL) est une organisation non gouvernementale créée le  03 juillet 2015. Elle regroupe une vingtaine d’organisations et coalitions d’organisations œuvrant pour la consolidation de la démocratie et la bonne gouvernance au Burkina Faso. Son but est d’accroître les capacités organisationnelles, institutionnelles et techniques des organisations de la société civile engagées dans la promotion des droits de l’homme, de la démocratie et de la bonne gouvernance au Burkina Faso. Les différents communicateurs ont tenu à rappelé le rôle important joué par la CODEL dans le suivi transparent des élections couplées présidentielle et législatives de 2015 et municipales de 2016, saluées aussi bien par les Burkinabè eux-mêmes que par l’ensemble de la communauté internationale. Au regard de ce rôle,  il a été convenu qu’elle continue de porter des actions citoyennes de suivi des politiques publiques conformément au slogan « après les élections, tout n’est pas fini ».  C’est ainsi donc que la CODEL est partie prenante du PRESIMETRE qui a pour approche d’influencer les politiques publiques à travers le suivi participatif et citoyen.

Pour la présentation du présimètre, il s’est agit de faire d’abord une présentation du programme et des parties prenantes avant une phase pratique de surf sur le site. Ainsi, on  retiendra que le programme présimètre qui a pour objectif de Consolider la culture démocratique et institutionnaliser le suivi citoyen de l´action publique par l´utilisation des technologies de l´information et de la communication, est mis en œuvre par 15 organisations de la société civile et chaque partenaire développe dans son domaine des actions en lien avec la redevabilité et l’imputabilité en incluant une participation égalitaire des hommes et des femmes. Sous la houlette de l’ONG suédoise Diakonia, le programme est financé par l’Ambassade de la suède, l’Union européenne et la coopération Suisse.

De façon concrète, cette présentation a permis aux femmes et jeunes de :

  • découvrir la plateforme presimetre.bf;
  • prendre connaissance des engagements et leur niveau de réalisation ;
  • connaitre les différentes rubriques ;
  • connaitre les OSC partenaires au présimètre ;
  • savoir comment s’inscrire et interagir sur la plateforme ;
  • faire des cas pratiques.

Après de fructueux échanges, les participants dans leur ensemble ont pris l’engament de faire bon usage de cette formation et de sensibiliser à leur tour leurs pairs.

Intégration de la perspective genre dans les activités : la CODEL renforce les capacités de ses organisations membres.

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Ayant réuni une trentaine de personnes pendant deux jours sous le thème « Intégration de la perspective genre dans les activités et le suivi citoyen des politiques publiques en matière d’égalité entre les hommes et femmes » ; cette activité tenu a Ouagadougou avait pour objectif de permettre aux différentes organisations membres de la CODEL de renforcer leurs connaissances sur le concept genre, les défis et les enjeux liés à la prise en compte du genre dans les programmes et projets.

Les 03 et 04 Juin 2020, c’est une trentaine de participants (14 hommes et 18 femmes) issus des organisations membres de la Convention des Organisations de la société civile pour l’observation Domestique des Elections (CODEL) qui a bénéficié de l’atelier de renforcement des capacités sur le concept genre. Conformément au souhait de M. Daniel Da Hien lors de son mot d’ouverture, ce sont des hommes et femmes issues de diverses organisations évoluant dans divers domaines d’interventions qui on suivi avec une attention particulière les différentes communications des intervenants. Ce qui a naturellement abouti à de fructueux échanges entre participants et communicateurs.

Des travaux

Pour le premier jour, les travaux ont débuté avec une présentation du secrétariat exécutif de la CODEL sur les a piori sur le concept genre /égalité hommes et femmes. Selon Mme Lydia Zanga, cette cession avait pour objectif de permettre à chaque participant de donner sa compréhension du concept et analyser ses a priori sur le genre.  Après cette étape importante, place à été donné à la première communicatrice, Madame Sawadogo Assetou, Secrétaire Permanente du Conseil National pour la Promotion du Genre (SP/CONAP GENRE). « Le concept genre au delà de nos a priori » et « quelques politiques puliques favorables à l’égalité de genre », sont les deux thèmes développés par Mme Sawadogo. De cette présentation, il ressort qu’il est récurrent de confondre le genre et certaines conceptions courantes ; le genre étant souvent vu comme promotion de la femme, souvent comme préoccupation des personnes vulnérables et souvent comme une égalité mathématiques homme/femme. Bien qu’il n’existe pas de définition universelle du genre, selon la communicatrice, de façon générale ‘’le genre fait référence aux rôles et responsabilité dévolues aux hommes et aux femmes qui sont façonnés au sein de nos familles, de nos sociétés et de nos cultures’’. Pour ce qui est du cas spécifique du Burkina Faso, ‘’le genre doit être analysé sous l’angle des inégalités entre hommes et femmes en examinant les différentes catégories sociales dans le but d’une plus grande justice sociale et d’un développement équitable’’. Pour l’atteinte des objectifs en matière du genre, plusieurs défis sont à relever dont les suivants cités par la secrétaire permanente :

  • la tenue d’un séminaire gouvernemental sur la transversalité du genre ;
  • Une volonté politique ;
  • la synergie d’actions ;
  • cultiver la production des données désagrégées par sexe ;
  • rendre variable les bonnes pratiques en matière de genre ;
  • appliquer la budgétisation sensible au genre a tous les niveaux ;
  • suivre et évaluer les actions genre.

La journée à été bouclée par l’Association D’appui d’Eveil Pugsada (ADEP) qui a partagé son expérience en matière d’intégration du genre dans leurs activités à travers le programme présimètre. M. Ibrahim Dan Koma, Coordonnateur de l’ADEP a ainsi présenté le projet « actions citoyennes pour la redevabilité et le genre » en expliquant comment sa structure a conduit les activités en tenant compte des situations différentes des femmes/filles avec les hommes/garçons en termes d’accès aux services sociaux de base, d’accès et contrôle des ressources et de participation à la prise de décision. Les communes d’intervention étaient : Kongoussi, Dassa, Sabou, Ouagadougou.

 

Un récapitulatif de la veille par les modérateurs a lancé les travaux du deuxième jour qui a surtout connu la communication de Mme Mariamé Ouattara, conseillère en économie sociale et experte en genre depuis 1997. Comment prendre en compte le genre dans les différentes étapes des activités ?, prendre en compte le genre dans une actions de plaidoyer ; sont les deux thématiques développées par l’experte. De sa communication, on comprend que malgré les efforts déjà fournis, les enjeux de l’intégration du genre restent énormes. Pourtant l’intégration du genre est un impératif de développement. Selon Mme Ouattara, la finalité recherchée dans la prise en compte du genre est d’opérer « des transformations importantes dans les systèmes éducatifs et dans les mesures politiques et sociales car il est clair que des progrès importants sont possibles et que les avantages auront une portée considérable en terme de développement humain durable ». Un ensemble d’outils a été présenté aux participants pour faire des analyses genre ainsi que pour planifier, exécuter et évaluer leurs activités tenant compte du fait que les femmes et les hommes ne vivent pas les situations de la même manière et leurs besoins, contraintes, opinions doivent être connus et valorisés.

 

Après une présentation de la plateforme www.presimètre.bf par INGENIA, la formation a connu son épilogue par des échanges avec les participants. Ces derniers ont déclaré avoir beaucoup appris de ces deux jours de formation et sont maintenant outillés pour mener des activités genre sensible.

Tournée de suivi citoyen des opérations de révision des listes électorales dans la région du Centre Nord

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Délégation de la CODEL conduite par son Vice-Président M. Daniel DA HIEN et composée de Madame Lydia ZANGA, Secrétaire Exécutive, Madame LIEHOUN du GERDDES Burkina, Monsieur Ousseini OUEDRAOGO, Point Focal provincial de la Codel dans le Sanmantenga.

L’objectif général est de contribuer à un déroulement harmonieux du processus électoral grâce à un monitoring citoyen.
Plus spécifiquement, il s’agit de :
– Echanger avec les différents acteurs du déroulement de l’opération ;
– recenser les difficultés éventuelles qui entravent le bon déroulement de l’opération d’enrôlement et en faire part à qui de droit ;
– apprécier l’utilisation des outils d’observation et de rapportage ;
– apprécier le niveau d’engouement des citoyens pour l’enrôlement ;
– apprécier la situation des populations déplacées ;
– sensibiliser les citoyens à s’inscrire sur le fichier électoral grâce à un reportage télé qui sera réalisé.

Surveillance Domestique du processus électoral au Burkina Faso : La CODEL valide ses outils d’observation de la phase de révision du fichier électoral.

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Ce sont environ 120 observateurs réunis à Ouagadougou pour prendre part à l’atelier organisé par leur organisation sous le thème : « atelier d’harmonisation et de validation des outils de l’observation de la phase de révision des listes électorales » Cet atelier avait pour objectif global de contribuer à la réussite de l’observation des opérations de révision des listes électorales à travers une bonne appropriation des outils et de la démarche par les observateurs.

Afin de jeter les bases pour une bonne observation du processus électoral au Burkina Faso, la Convention des Organisations de la Société civile pour l’Observation Domestique des Elections (CODEL) a organisé le vendredi 28 février 2020 à Ouagadougou un atelier d’harmonisation et de validation de ses outils d’observations de l’enrôlement biométrique. Pour l’atteinte des objectifs de la rencontre, l’on a assisté à une succession de présentations et à un panel de partage d’expériences.

Des présentations

Selon les responsables de la CODEL, l’observation du processus  électoral par cette structure se fait dans le cadre du projet Programme d’Appui au Processus Electoral (PAPE) II. Il était donc nécessaire que les observateurs s’approprient dudit programme afin d’atteindre ensemble les résultats escomptés.

Ainsi, la présentation du programme a été assurée par la secrétaire exécutive de la CODEL, Mme Lydia Zanga. Selon elle, l’objectif de ce programme est de contribuer à l’ancrage de la culture démocratique au Burkina Faso. Plus spécifiquement, il s’agit de réussir en 2020 et 2021 des élections acceptées comme transparentes, libres avec une participation active et égalitaire des hommes et des femmes. Pour l’atteinte de ces objectifs plusieurs activités sont prévues dont des plaidoyers pour des reformes politiques, institutionnels et la facilitation de l’élection des femmes ainsi que leur prise en compte dans les fonctions nominatives, des renforcements de capacités et la mise en place d’un quartier général dénommé « situation room » à l’approche du scrutin. Pour la phase de révision des listes électorale biométriques la CODEL a déployé 120 observateurs sur les 45 provinces du pays. 3 005 observateurs seront déployés  pendant les élections couplées présidentielles et législatives de novembre 2020 Selon les dires de la secrétaire exécutive.

Pour sa part, le vice-président de la CODEL M. Daniel Da Hien a insisté sur le code de conduite des observateurs. Pour lui, afin de réaliser les objectifs et but de l’observation, chaque observateur de la CODEL doit faire preuve d’une stricte impartialité en restant objectif dans toutes les activités relatives au processus électoral ; de s’abstenir d’exprimer publiquement toutes opinions favorables ou défavorables à l’endroit d’un candidat, d’un parti politique, d’un groupe ; de rejeter toutes les faveurs offertes ou toutes menaces faites par toutes parties prenantes ou leur agent.  M. Da va loin en indiquant les 8 éléments clés suivants que chaque observateurs doit tenir compte pour mener a bien le monitoring domestique : La responsabilité personnelle ; le respect de la loi ; les relations avec le public; les restrictions relatives a l’acceptation de cadeaux, de gratification et autres; des conflits d’intérêt (CODEL-CENI-Partis politiques); les restrictions relatives aux activités politiques; la conduite à adopter s’agissant des questions pécuniaires et enfin la confidentialité  et l’utilisation des renseignements officiels.

Du panel de partage d’expériences

A  la suite des différentes présentations, on a assisté à un panel constitué d’observateurs ayant déjà surveillé dans leur zone d’intervention (sous zone 1 de la zone 1). Il s’agissait de M. Kouanda Saidou du Boukilemde, de Mme Kadeba Melanie du Mouhoun, de Mme Korotimi Mpo des Bale et de M Traore Siriky de la Kossi. Sous la modération de M. Wangré Amadou, adjoint au secrétaire chargé des finances et de la comptabilité de la CODEL, les panelistes ont tour à tour pris la parole pour s’exprimer sur leurs expériences et les constatations majeures faites sur le terrain. Ce fut une séance d’échange riche en partage d’idées qui a permis d’amender les outils et orienter les autres observateurs dans leur futures sorties terrain.

Suivi citoyen des politiques publiques : La CODEL fait la veille dans les secteurs du foncier et de l’éducation.

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Dans son rôle de veille citoyenne, la convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) a organisé les 14 et 15 novembre 2019 un atelier de restitution et de validation de deux  études sur le suivi citoyen de la mise en œuvre du plan national de développement économique et social (PNDES) dans les secteurs de l’éducation et du foncier. L’objectif général de cette activité est de contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques dans le domaine de l’éducation et du foncier en fournissant des éléments d’aide à la décision.

Après avoir commandité deux études sur la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), La convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) a tenu une rencontre de restitution et de validation desdites études en mi-novembre 2019 à Ouagadougou. A l’ouverture de l’atelier, M. Daniel DA HIEN, vice-président de la CODEL à tenu à insister sur l’importance du choix de ces deux thématiques au vu de leur situation actuelle dans notre pays après trois ans de mise en œuvre du PNDES par le gouvernement. Selon lui, l’atelier s’inscrit dans la logique de restituer les résultats des études premièrement aux associations membres de la CODEL, aux partenaires techniques et financier et ensuite après leur validation aux différentes autorités concernées et au grand public.

Situation des secteurs de l’éducation et du foncier

L’étude sur le foncier a été faite par Me Fako Bruno OUATTARA, expert des questions liées au foncier et celle sur l’éducation par Dr Amado KABORE, chercheur en science de l’éducation. Le 1er jour étant consacré à la restitution des deux études, ce fut Dr KABORE qui débuta par la présentation des résultats de l’étude sur l’éducation. Il a tenue à rappelé que l’étude a été axée sur la zone de Yako, zone faisant partie des communes prioritaires en terme d’éducation selon le gouvernement. En résumé, il ressort qu’en dépit des efforts du gouvernement, la zone connait des difficultés telles la fermeture de plusieurs écoles du fait de l’insécurité, la non-exécution de certains investissements programmés, les retards dans l’exécution des marchés, l’insuffisance des dotations budgétaires allouées… Le consultant a enquêté près de 500 personnes dont des directeurs d’écoles et d’établissements publics, privés formels et non formels, des parents d’élèves et des élèves des enseignements préscolaire, primaire et post-primaire.

En ce qui concerne l’étude sur le foncier, Me FAKO rappelle qu’il s’est agi de faire une présentation générale de la problématique foncière au Burkina Faso et faire le point sur la mise en œuvre des recommandations de l’enquête parlementaire sur le foncier. Selon l’expert aux questions foncières « …il ya une tentative de mise en œuvre mais de façon pratique ca piétine toujours ». De cette étude qui a concerné les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, on retient surtout des difficultés d’application de la loi foncière et d’accès à un logement décent. La réduction de la prolifération des habitats spontanés et construire des Habitats à Loyer Modéré (HLM), l’augmentation du nombre de ménage ayant accès a un logements décent a 40 000, l’activation du Fonds au Logement Social (FOLOS), la prise de mesures de réduction des loyer par l’application effective de la loi portant bail d’habitation… sont entre autres les sujets de plaidoyer auxquels la CODEL devrait s’intéresser selon le consultant.

Des recommandations pertinentes

Après la  restitution, la deuxième journée a consisté à faire une synthèse des études et à former deux groupes (un pour chaque étude) afin de relever les recommandations pénitentes des consultants dans chaque secteur. Ces travaux conduits par Mme Lydia ZANGA, secrétaire exécutive de la CODEL a permis d’identifier des recommandations suivantes parmi les plus pertinentes.

Groupe Foncier :

  • Mettre en place un groupe de plaidoyer sur l’éducation ;
  • Contribuer à faire respecter le cahier des charges par les différents promoteurs immobiliers ;
  • Faire le plaidoyer pour la réactivation du fond au logement social (FOLOS) ;
  • Réduction du loyer par l’application de la loi portant bail au logement (loi CNT 2015) ;
  • Renforcement des capacités des organisations membres de la CODEL sur la RAF, et la loi 034 de 2009, le code de l’urbanisme ;
  • Une conférence de presse pour interpeller les autorités.

 

Groupe Education :

  • Former/sensibiliser les acteurs (enseignants et personnel de l’éducation) à la pédagogie sensible au genre et à la gestion hygiénique des menstrues) ;
  • Tenir compte des besoins des apprenants en situation de handicap dans les nouvelles réalisations des infrastructures scolaires ;
  • Sensibiliser les acteurs de l’éducation surtout les enseignants pour une inclusion des enfants déplacés ;
  • Suivi de la politique gouvernementale en matière d’éducation en situation d urgence ;
  • Tenir compte des expériences passées comme le cas des enfants déplacés de l’opération Bayiri.

 

La secrétaire exécutive rassure : « … ces recommandations ne dormiront pas dans les tiroirs … une feuille de route sera dégagée de commun accord avec les organisations membres pour donner suite aux propositions ».

Élections de 2020 au Burkina Faso : La CODEL discute avec ses représentants provinciaux.

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Le Mercredi 30 octobre 2019, La Convention des Organisations de la société civile pour l’Observation Domestique des Elections (CODEL) a organisé à Ouagadougou une formation sur le code électoral au profit de ses points focaux venus des 45 provinces du pays. Cette formation a pour objectif principal de renforcer l’efficacité de la CODEL dans le monitoring citoyen du processus électoral à travers la formation de ses points focaux.

Ce sont quarante et cinq (45) représentant les 45 provinces du Burkina Faso qui ont pris part à cet atelier organisé par leur structure au Centre National Cardinal Paul Zoungrana à Ouagadougou. Dans son mot d’ouverture, Me Halidou OUEDRAOGO président de la CODEL a tenu à remercier ses « soldats » pour le travail abattu remarquablement lors des élections de 2015 et 2016 au Burkina Faso. Selon lui,  une constante innovation est nécessaire afin de mieux adapter la stratégie d’observation domestique au contexte national.  Pour se faire, « La CODEL, en sa qualité d’organisation impliquée dans le monitoring du processus électoral, se doit d’outiller ses points focaux provinciaux sur le cadre juridique et d’examiner les défis que lui pose le processus actuel afin d’adapter ses stratégies d’intervention » a dit le président.

 

Après le mot d’ouverture, place aux présentations

Sous la modération de Mme Liehoun Mariam, chargée de programmes de GERDDES, les participants ont eu droit à deux présentations. La première assurée par la secrétaire exécutive de la CODEL, Mme Lydia Zanga, portait sur le thème « Processus électoral au Burkina Faso, cadre juridique, enjeux et défis ». Pour mieux outiller les points focaux sur le thème, les sous points suivant ont été développés par Mme Zanga ; Quelques aspects du Code électoral révisé ; les implications du dialogue politique de juillet 2019 sur le processus électoral; défis du processus électoral actuel; ce qu’a déjà entrepris la CODEL. Ainsi, les motifs de la révision de la loi portant code électoral, l’implication des point focaux et les axes d’intervention de la CODEL et, la situation sécuritaire ont fait l’objet d’échanges entre les participants et la communicatrice. Sur ce dernier point, Mme Zanga à soutenu que « malgré la situation actuelle de notre pays, il faut aller aux élections en prenant toutes les dispositions pour sécuriser tous les acteurs ». Quant à la seconde communication, elle a été présentée par le vice-président de la CODEL, M. Daniel DA HIEN et portait sur les règles et principes de l’observation indépendante des élections et rôle des points focaux. En entamant son thème, le présentateur a insisté sur l’importance de l’observation domestique des élections en 2020, en rappelant que c’est une année de renouvellement des mandats tels celui du président du Faso, des députés et la tenue éventuelle d’un referendum sur la nouvelle constitution au Burkina Faso. C’est donc naturellement qu’il a invité les participants à examiner attentivement les différents points de sa communication, participer activement aux échanges afin de permettre a la CODEL d’observer rigoureusement le processus démocratique dans le but d’aider à favoriser un climat de confiance, de sécurité et de crédibilité. A la question des journalistes à savoir si la CODEL observera sur tout le territoire national au vu de la situation sécuritaire qui rend inaccessible certaines zones, M. DA soutient que «  La CODEL observera partout où se tiendra le scrutin … il appartient au gouvernement de mettre les moyens afin que l’ensemble des électeurs puisse voter…).

Pour amener les 45 points focaux à se prononcer sur les points positifs et les aspects à améliorer de l’observation des élections de 2015 et 2016, un travail de groupe à clôturé les travaux, sous la houlette de la secrétaire exécutive. Repartis en quatre groupes (Transparence, Respect, Collaboration, responsabilité), les points focaux provinciaux ont fait des contributions importantes sur le déroulement du processus électoral actuel et ce que la CODEL pourrait faire pour jouer son rôle. Recommandations qui seront prises en compte dans la stratégie d’intervention des prochaines échéances électorales au Burkina Faso selon Mme Zanga.

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