Le Programme d’Appui au Processus Electoral (PAPE) phase 2

En 2015, des OSC ont créé la Convention des Organisations de la Société civile pour l’Observation Domestique des Elections (CODEL) dans l’objectif de mutualiser leurs initiatives de monitoring citoyen des élections couplées présidentielle et législative. Les premières élections, organisées après l’insurrection populaire, pour mettre fin à la transition, présentaient d’énormes enjeux. Aucun candidat à la présidentielle n’avait encore exercé le pouvoir d’Etat ; ce qui augurait d’une certaine égalité de chances entre les candidats. De plus, il fallait réconcilier les citoyens avec les élections et renforcer la légitimité des autorités élues car une certaine désaffection était constatée lors des scrutins passés.

A travers des activités d’information et d’éducation électorale, de monitoring de la transition politique et du processus électoral, les OSC membres de la CODEL ont contribué à la pacification et à la crédibilisation du processus électoral de 2015. Le dispositif innovant de veille électorale, mis en place par la CODEL grâce au PAPE 1, sous l’impulsion de l’ONG Diakonia, a permis une observation pro active des élections.

Les interpellations faites aux autorités sur les dysfonctionnements constatés ont permis d’apporter certains correctifs. Des recommandations ont été formulées en outre en vue de la réussite des prochains processus.

L’ONG Diakonia et la CODEL ont obtenu de la Coopération Suisse, de l’Ambassade du Danemark et de l’Union Européenne le financement d’une deuxième phase du PAPE.

Objectif global du PAPE est de contribuer à l’ancrage de la culture démocratique.

Objectif spécifique est de réussir en 2020 et en 2021 des élections acceptées comme transparentes, libres avec une participation active et égalitaire des hommes et des femmes

Résultats attendus du PAPE 2

  • R1: les réformes politiques et institutionnelles adoptées sont inclusives, structurantes et en adéquation avec les préoccupations des femmes et des hommes burkinabè
  • R2: les capacités des populations, notamment des jeunes et femmes sont renforcées sur les enjeux du système électoral pour influer sur les élections avant, pendant et après le scrutin
  • R3: les textes de loi (loi sur le quota genre) sont révisés pour intégrer des mesures facilitant l’élection de plus de femmes ainsi que leur prise en compte dans les fonctions nominatives
  • R4: un dispositif de veille électorale est fonctionnel et un monitoring du processus électoral par les hommes et les femmes.

Le processus électoral actuel présente de nombreux défis pour le Burkina Faso et pour la CODEL. Pour le Burkina Faso, il s’agit de réussir à tenir des élections crédibles, transparentes, inclusives et apaisées dans un contexte sécuritaire et une crise humanitaire sans précédent. Pour la CODEL, il s’agit de rééditer l’expérience de 2015 ; réussir l’observation domestique et contribuer à des élections transparentes et apaisées dans un contexte sécuritaire et sociopolitique difficile.

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